En savoir plus sur le contexte et enjeux du secteur de la restau co

Les enjeux

En France, 1 repas sur 5 est pris hors domicile, la restauration collective reprĂ©sente prĂšs de 4 milliards de repas servis par an dans plus de 80 000 lieux de service. La restauration collective nous concerne tous, de la petite enfance aux seniors en passant bien sĂ»r par les Ă©coles, les hĂŽpitaux, les maisons de retraite, les administrations ou encore les entreprises. Rares sont les pĂ©riodes de notre existence oĂč l’on ne profite pas de ce service public essentiel et qui revĂȘt une dimension sociale forte. Agir sur la composition des assiettes en restauration collective constitue donc un levier fort pour :

  • favoriser le dĂ©veloppement de filiĂšres agricoles et agroalimentaires de qualitĂ© et des modes de production de qualitĂ© et plus durables ;

  • amĂ©liorer l'impact sur la santĂ© et l'environnement ;

  • promouvoir l’éducation alimentaire en permettant aux enfants la dĂ©couverte des produits, des modes de production, l’apprentissage Ă  l’équilibre alimentaire et au gaspillage alimentaire Ă  travers les aliments proposĂ©s et les actions Ă©ducatives ;

  • reconnecter les adultes frĂ©quentant les restaurants collectifs Ă  leur alimentation et aux modes de consommation plus durables.

Le secteur de la restauration collective est un axe fort du programme national de l’alimentation (PNA), largement favorisĂ© au sein des Projets Alimentaires de territoire (PAT)

Le contexte

Issue des États gĂ©nĂ©raux de l’alimentation, la loi EGAlim (2018) a fixĂ© un objectif ambitieux d'au moins 50 % de produits durables ou de qualitĂ©, dont au moins 20 % de produits biologiques Ă  compter du 1 er janvier 2022 dans les repas servis par l’ensemble de la restauration collective publique ou Ă  charge de service public.

Ces objectifs constituent par ailleurs une rĂ©forme prioritaire du Gouvernement et une des mesures obligatoires du dispositif Services publics Ă©coresponsables Ă  travers la mesure 12, que peuvent Ă©galement adopter les collectivitĂ©s territoriales. Ces dispositions ont Ă©tĂ© enrichies par la loi Climat et rĂ©silience, publiĂ©e le 22 aoĂ»t 2022, avec notamment l’ajout de deux nouvelles catĂ©gories de produits entrant dans les objectifs d’approvisionnement en produits durables et de qualitĂ© et l’ajout d’un sous-objectif de 60% de viandes et de poissons durables et de qualitĂ© Ă  compter de 2024. En outre, un bilan statistique annuel de suivi de l’atteinte des objectifs de qualitĂ© d’approvisionnement doit ĂȘtre rĂ©alisĂ© par l’Etat, remis au Parlement et rendu public chaque 1 er janvier Ă  compter de 2022.

Le Conseil national de la restauration collective (CNRC), installĂ© en mars 2019, rassemble l’ensemble des parties prenantes : acteurs du secteur de la restauration collective, producteurs, transformateurs, distributeurs, opĂ©rateurs et administrations de l’État, collectivitĂ©s, sociĂ©tĂ© civile et experts du secteur de la santĂ©. Cette instance informelle a pour mission d'accompagner, notamment Ă  travers l’élaboration d’outils, et de suivre la mise en Ɠuvre des mesures issues des EGA et de la loi concernant le secteur de la restauration collective. E chez lle permet Ă©galement la concertation avec les pouvoirs publics sur les textes d'application de la loi EGAlim et de la loi Climat et rĂ©silience. Afin de rĂ©pondre aux dispositions de la loi EGAlim Ă  destination de la restauration collective et Ă  la feuille de route de la rĂ©forme prioritaire de l’Etat, le ministĂšre (DGAL) a dĂ©cidĂ© de rentrer dans le programme d’accompagnement de beta.gouv portĂ© par la DINUM (Direction interministĂ©rielle du numĂ©rique) et a dĂ©veloppĂ© la plateforme « ma cantine » selon un mode agile appelĂ© startup d’Etat. Depuis le dĂ©but du projet en 2020, la DGAL a engagĂ© 800 000€ sur le programme 206 (600 000€ ont Ă©tĂ© consommĂ©s en CP Ă  ce jour).

Ma-cantine a Ă©tĂ© laurĂ©ate du neuviĂšme appel Ă  projets du Fonds pour l’accĂ©lĂ©ration du financement des start-up d’État (FAST) : financement de 300 000€ euros sur la pĂ©riode 2021-2022.

Le plan de relance (volet « Mise Ă  niveau numĂ©rique de l’Etat et des Territoires ») apporte une subvention de 450 000 €. Une demande de crĂ©dits supplĂ©mentaires pour 2023 a Ă©tĂ© portĂ©e dans la prochaine programmation triennale afin d’assurer le succĂšs de cette pĂ©rennisation.

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